Voix du Nord du 12 juillet 2011

Avec la sortie du livre

« Ceci n’est pas un roman »,

suite et fin (?) de l’atelier J’aime pâlir

Permettre à un groupe d’adolescents de découvrir que lire et écrire peuvent procurer du plaisir, tel est le projet qui a abouti à un condensé de 84 pages : soit un vrai livre…

Édité sous le titre Ceci n’est pas un roman, c’est toutefois une belle histoire qu’ont déroulée, depuis mars 2010, Julien Bucci, comédien, lecteur, créateur de la Cie Home Théâtre et Carole Fives auteure, peintre, plasticienne. « C’est une belle aventure humaine, aussi », ajoute Julien Bucci qui, pour la sortie du livre, a organisé, mercredi, une fête à la Bibliothèque pour tous. Une première occasion pour les co-auteurs, adultes et jeunes, de se frotter à l’angoisse de la dédicace !

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Télécharger le livre du projet !

Le livre issu du projet « J’aime pâlir » est disponible ! Ce livre de 94 pages couleur, co-écrit par Julien Bucci, Carole Fives et les participants de l’atelier, propose une sélection de textes produits par les ados, des extraits littéraires, des entretiens d’auteurs, des conseils pratiques pour aimer lire, des propositions de jeux d’écriture… Lisez dés maintenant « Ceci n’est pas un roman » :

- dans une version papier (en faire la demande > rubrique contact).

- dans une version numérique, à lire/télécharger ici :

Lisez « Ceci n’est pas un roman », faites-le lire et faites-nous part de vos commentaires… Bonne lecture !

Une vidéo sur le projet

Film réalisé par la Fondation 29 Haussmann avec un focus sur le projet J’aime pâlir à la 3ème minute

En toutes lettres

Journal de bord du 09 juin 2010

Pour cette dernière séance, nous avons commencé par discuter de ce que deviendrait le projet J’aime pâlir l’année prochaine. Comment continuer à travailler ensemble autour du projet du livre (choix des textes, mise en page, suivi de l’impression…).

Enfin Julien nous avait préparé un questionnaire où nous pouvions marquer ce que nous avait apporté le projet, si nous avions envie de lui donner une suite et sous quelle forme.

Après, Carole avait amené des petites vidéos extraites de films. Nous les avons visionnées en coupant le son. Nous avons du écrire la bande son du premier film qui était extrait des « Beaux gosses » de Riad Sattouf. C’était une scène de classe où les élèves parlaient à leur prof. Puis un second film indien, où il fallait écrire les sous-titrages. C’était une scène entre un homme et une femme. Cela a donné des résultats très amusants.

Après nous avons goûté et beaucoup ri, nous savions que c’était la dernière fois que nous étions ensemble cette année et l’ambiance était très spéciale. L’atelier J’aime pâlir ne nous a pas seulement permis d’aimer les mots, de nous amuser avec eux, mais aussi de nous faire de vrais amis. Certains se sont proposés pour se revoir cet été, avec Julien et Carole, afin de procéder au choix des textes que nous garderions pour le livre J’aime pâlir. Nous nous réunirons à la manière d’un comité de rédaction, pour choisir les meilleurs textes et la façon de les présenter.

Bolly… woooood !

Le jeu consiste à inventer les dialogues d’une scène de film dont le son a été coupé.

Lire la vidéo d’origine

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- Tu sais ce qu’a fait ton vieux phacochère anorexique?

- Un trou dans le jardin. Comme toujours quoi…

- Attend, c’est pas juste le jardin, c’est mon potager qu’il a attaqué.

- Et alors? Il a besoin de se nourrir le pauvre, alors il va où peut, tu comprends?

- Oui mais pas sur mon territoire. Il a osé s’en prendre à ma rhubarbe.

- Qu’est-ce que j’en ai à faire de ta rhubarbe !

Guillaume

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Journal de bord du 02 juin 2010

Aujourd’hui, alors que le soleil brillait de toute sa splendeur, nous sommes allés chez un éditeur : Dimitri Vazemsky. Les questions fusèrent sous l’œil attentif des caméras (une équipe de tournage est venue nous filmer pour faire un petit film sur le projet), et les réponses ne se faisaient pas attendre. Nous avons appris ainsi que Dimitri s’auto-éditait, et utilisait un pseudonyme en tant qu’auteur qu’il adaptait au lieu de l’intrigue, ainsi, Vazemsky naquit d’une intrigue qui se déroulait à Wazemmes. L’interview sembla des plus brèves alors qu’en réalité elle dura un bon moment.

Ensuite, nous sommes rentrés à La Madeleine afin de continuer l’atelier. Nous avons goûté. S’ensuivit alors une activité à laquelle personne ne se serait attendue : nous avons regardé un extrait de « Nosferatu », film muet datant de 1922, et nous avons inventé des sous-titres correspondants aux pensées ou aux dialogues entre les deux protagonistes. L’équipe de tournage nous a enfin interrogé de manière individuelle sur notre expérience dans l’atelier J’aime pâlir. La semaine prochaine, c’est la dernière séance avant qu’on se revoit à la rentrée pour préparer le livre que nous allons éditer.

Rencontre avec Dimitri Vazemsky

Le mercredi 02 juin 2010, le groupe est allé rencontrer Dimitri Vazemsky. L’auteur-éditeur nous a reçu chez lui, à Wazemmes, dans sa maison d’édition (Nuit Myrtide) qui est aussi sa « maison de vie ».

Vazemsky c’est votre nom ?

C’est mon nom d’écrivain. C’est pas mon vrai nom. En fait, ça a commencé avec le premier livre que j’ai édité, « Vol de flamands roses », qui est un roman policier qui se passe à Wazemmes. Dimitri c’est mon vrai prénom. Je considère que Dimitri qui écrit a fait 50% du boulot et que les autres 50 % c’est le quartier de Wazemmes. Pour rendre hommage au quartier, j’ai donc décidé de m’appeler Vazemsky. A cette époque, je voulais changer de nom à chaque fois. Par exemple, si je faisais un truc sur Roubaix ça devenait Dimitri Roubeskov ou Toulouztaki si j’étais à Toulouse. Je considère que le lieu est très important, tout seul je ne sais pas ce que je ferais, je suis un agrégat de rencontres, de promenades. Je suis tout ce que je traverse, tout ce que je porte. En terme d’écriture, il y a des gens qui ne font que des autographes, des signatures en bas des chèques, des listes de courses… c’est la seule pratique d’écriture qu’ils ont toute leur vie. Et il y a des gens qui à un moment donné prennent un carnet et commencent à écrire autre chose, à faire des dessins… Ce que j’aime c’est quand il y a ces sorties. Quelqu’un décide que là ça ne suffit pas : j’ai envie d’écrire sur moi, d’écrire un roman, des poèmes, mes pensées…

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Voix du Nord du 27 mai 2010

Philippe Ronsse et Michel Quint derrière Julien Bucci, Guillaume, Stéphane, Mélanie et Audrey.

Rencontre avec l’auteur Michel Quint

à l’atelier J’aime pâlir

L’angle d’approche de la lecture et de l’écriture se voulait symbolique parmi tous ceux proposés par l’atelier « J’aime pâlir », en place depuis deux mois dans la commune et initié par Julien Bucci de la compagnie Home théâtre.

Une illustration en a été la rencontre avec un auteur qui habite la ville, Michel Quint, dans un lieu où le livre est passion, la Bibliothèque pour tous, et en présence de Philippe Ronsse, représentant un des partenaires financiers du projet : la Fondation du crédit mutuel pour la lecture.

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Rencontre avec Dominique Quélen

Le mercredi 26 mai, une partie du groupe (Julien, Guillaume, Stéphane) et Carole Fives sont allés rencontrer Dominique Quélen. L’écrivain nous a reçus chez lui, bien entouré de ses 12000 bouquins…

Vous vous présentez comme écrivain, poète ?

On est écrivain parce qu’on écrit. Écrivain c’est d’abord une activité. Tandis que poète (ce que je suis concrètement parce que j’utilise le langage en tant que poète, je le travaille comme matériau, comme le sculpteur travaille le marbre ou le bronze), c’est un état. Moi ce qui m’intéresse c’est l’action. Dans les périodes où je n’écris pas, je pense que je ne suis pas écrivain. Je me dis : « Peut-être que je ne vais pas réussir à écrire de nouveau quelque chose qui va me convenir ». On n’est écrivain qu’au moment où on écrit. Et puis poète ça fait toujours ridicule, on voit les petites fleurs, les petits oiseaux… et ça fait bien longtemps que la poésie ce n’est plus ça. Donc je suis écrivain, mais pas au sens social. Je ne pourrais pas vivre sans écrire. C’est une activité qui pour moi est essentielle, centrale. Et mon activité sociale c’est prof. On ne vit pas de sa plume en général. Il n’y a qu’un très faible pourcentage d’écrivains qui en vivent.

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